À Verchères, la culture prend le champ…
(Texte envoyé pour publication et écrit par Hélène Hébert & Michel Monette) La culture est vivante à Verchères ! hé oui, seulement dans les champs. L’autre culture est plutôt déficiente chez certains conseillers. Un projet culturel appuyé par tout le voisinage incluant les agriculteurs, situé en zone agricole et nécessitant une modification du plan d’urbanisme ainsi qu’une dérogation de la CPTAQ, a été présenté au conseil de Ville de Verchères par Hélène Hébert, compositrice et moi-même. Le projet consiste à présenter des artistes québécois tels que conteurs, poètes, musiciens, ateliers de musique et peinture etc. dans un lieu sympathique et intime situé sur le rang du petit-coteau. De nouveaux spectacles et concerts nous sont sans cesse demandés par les gens qui y ont déjà assisté. Suite à l’ouverture de ‘l’atelier-galerie le petit-coteau’ en avril 2008, l’ex-maire Monsieur Claude Fradet, nous fait l’honneur de sa présence, nous a félicité et notre projet et dit être derrière nous alors qu’une interdiction formelle par un dirigeant de la Ville d’assister à l’ouverture de l’atelier-galerie a été imposée aux conseillers dont la plupart ce sont abstenus de se présenter. Le 3 mai dernier, Monsieur Massicotte présente notre projet au conseil sans en avoir entièrement pris connaissance, constatation flagrante par les réponses de celui-ci. Le projet a été refusé par certains conseillers prétextant et je cite un 1er conseiller : J’ai peur que les ‘zétranges’ se plaignent que ça pue à Verchères et qu’il y a de la poussière’. Le 2e conseiller a exprimé que jamais il ne laisserait passer notre projet, ceci étant évidemment contraire à son esprit seigneurial. Un troisième rapporte qu’un tel projet est impossible en zone agricole alors que l’objectif est de déposer ce projet à la CPTAQ. Qui est-il pour s’ingérer dans la décision de la CPTAQ? Le refus vient également du fait que la demande n’est pas conforme aux règlements et aux objectifs du plan d’urbanisme lesquels sont facilement modifiables lorsqu’un projet est souhaité. Lorsqu’il s’agit de permettre à une distillerie de s’installer en plein village au lieu qu’en zone industrielle ou pour l’érection d’un édifice à condos qui ne répond pas au zonage, tout à coup, ça devient ‘super’ facile de modifier ce plan d’urbanisme. Il ne faudrait pas passer sous silence le projet de l’ancienne caserne de pompiers dans laquelle la ville veut réaliser un projet tel que le nôtre et qui nécessite aussi, une modification du plan d’urbanisme. Nous constatons que lorsqu’il s’agit d’un projet privé, la culture prend le champ. C’est beau de voir ça, cette belle vitalité culturelle au sein d’une municipalité disant vouloir promouvoir les artistes! À maintes reprises, la ville invite les artistes à des tables de concertations spéciales pour connaître leurs opinions et idées afin d’élaborer son plan d’actions culturel. Nous sommes aujourd’hui en mesure de confirmer que ce n’est que justification d’emplois, précieuse perte de notre précieux temps et mauvaise farce à notre endroit. C’est triste et désolant… Au lieu de profiter de l’expertise des artistes pour cultiver nos richesses artistiques et promouvoir Verchères, la ville préfère que les citoyens se divertissent ailleurs. À cause de cette vision limitée de certains conseillers et fonctionnaires, la ville stagne et nous les citoyens et artistes, en sommes les grands perdants. Atelier-galerie du petit-coteau / 303, rg du petit-coteau, Verchères J0L 2R0Culture et culture ! peuvent-elles semer et récolter ensemble ?
Michel Monett, artiste-peintre / 450.583.3380