Récemment une polémique au conseil de ville a éclaté entre nous, verchèrois d'adoption («les étranges»), et ceux de souche...
Aujourd'hui, tenant compte de la réalité changeante du Québec, l'on découvre un peu partout à travers la Belle Province un nouveau visage qui contribue tous azimuts à l'avancement de ce coin de paradis francophone noyé dans un Océan anglo-saxon.
Cette réalité se traduit par un mouvement de population à travers la Province du Québec. Verchères n'échappe pas à cette réalité.
En effet, la plupart des bonnes gens, québécois ou non, qui viennent habiter la localité de Verchères l'ont choisi avec cur, parce qu'elles ont adoré ce patelin considéré parmi les plus beaux villages du Québec... Les «verchèrois de souche», par contre, ont eu la chance d'y naître. Or, ces «néo-verchèrois » sont et seront toujours considérés par les natifs comme des « étranges»...
Ce qui est étrange, sans vouloir jouer sur les mots, c'est que ces mêmes «verchèrois de souche» semblent être plus étrangers à leur propre localité que les «étranges » que nous sommes.
En effet, ils veulent le « développement à tout prix » qui va certainement aboutir à la destruction de ce cachet particulier qu'est ce merveilleux village, alors que nous, les «étrangers » sommes tombés amoureux de ce même cachet que les «verchèrois de souche» cherchent à détruire au profit mercantile des uns et des autres et notamment des promoteurs tournant autour du village comme les mouches autour de la m
Les natifs nous taxent de freiner le développement et de faire de Verchères une «ville-dortoir». Ils nous accusent d'être contre le développement qui amènerait plus d'industries et diminuerait les taxes...
La vérité est que nous pensons que les industries feraient augmenter les infrastructures ce qui obligatoirement augmenterait nos taxes !
Nous ne voulons pas d'usines polluantes, de distilleries à côtés de stations d'essences, de «Monsters' Houses» laids à l'entrée du village. Nous préconisons plus le développement d'industries légères ou culturelles, à l'image de Verchères, qui apporteraient un tourisme sans pollution.
Verchères est l'un des endroits où l'on trouve le plus de talents artistiques de toutes sortes... Récemment un artiste, chez lui, en campagne, voulait faire des concerts intimes et des soirées (30 personnes) avec musique classique, conteurs en offrant vins et fromages à 30 $ par tête, 6 fois par année (+/100 h annuellement sur 8,760 h, soit 0,01% du temps sur 1 an).
Pour cela, il lui a fallu l'approbation de tous ses voisins et fermiers, ce qu'il a eu en partant. La surprise est venue de la municipalité.
Le refus de la ville de lui octroyer ce permis, sans même prendre connaissance du projet, sous prétexte que d'emblée, ce projet ne répondait pas aux règlements de zonage, et ce, quand la municipalité fait du «Spot Zoning» à tour de bras pour accommoder des industries polluantes en plein cur du village.
Ce refus s'est produit à cause de l'opposition «vindicative, bornée et aveugle» de 4 conseillers sur 6 qui, entre autre, avaient peur que les «étranges » qui viendraient assister à cet événement «dans les terres», retourneraient chez eux en disant qu'à Verchères il y avait de la poussière et qu'à la campagne ça pue !
Comme par hasard, ces conseillers sont, pour la plupart, des «verchèrois de souche» dont un (1) est fermier !
Ce qui nous pousse à nous poser la question à savoir pourquoi cette acharnement sur ces «étranges» et ces «désaccommodements déraisonnables» de la part de la majorité de notre conseil de ville ? Qui est finalement le véritable problème ?
Christian Boulad
Président
Protégeons Verchères, O.S.B.L.